Célia Oneto Bensaid: American Touches

Soupir Editions

  • COMPOSITEUR: Gershwin, Bernstein
  • OEUVRE: American Touches
  • ARTISTE: Celia Oneto Bensaid
  • GENRE:  Classique / Jazzy
  • LABEL: Soupir Editions
  • DATE DE PARUTION: Septembre 2018

Aussi loin que je m’en souvienne, mon père jouant du piano, ma mère et ma sœur étant comédiennes, théâtre et musique ont toujours fait partie de ma vie.
De plus, j’ai été imprégnée dès ma plus tendre enfance par les comédies musicales américaines et françaises : West Side Story, Fame, Peau d’âne… 

Je montais des spectacles avec mes amies, je dansais, je chantais, je me déguisais…tout cela était synonyme de bonheurs immenses. 

Je suis naturellement devenue pianiste «classique», tout en développant mon goût aussi bien pour la Variété, la Comédie musicale que le Jazz ou le Rock…

Jouer les notes, certes, mais raconter des histoires est ce qui me passionne : des histoires tristes, des histoires drôles, des histoires joyeuses, des histoires d’amour… c’est ainsi que je conçois toutes les musiques. 

Gershwin et Bernstein sont tellement évocateurs d’images et de sentiments, qu’ils se sont imposés à moi pour ce premier disque. 

J’ai construit cet enregistrement autour de l’ouverture de Candide de Bernstein. Musique très joyeuse, rythmique et orchestrale, elle a été le point de départ de ce programme américain à mi-chemin entre jazz et musique savante. 

Les Danses Symphoniques de West Side Story ont rapidement été une évidence à mes yeux, car cette musique me rappelle mon enfance, et c’est également un immense défi de la transcrire (tout comme l’ouverture de Candide) à cause notamment du rôle prépondérant des percussions. 

Mon attirance pour Bernstein m’a tout naturellement conduite à un de ses illustres prédécesseurs de vingt ans son ainé : Gershwin…

Un Américain à Paris, poème symphonique, est une musique à programme très inspirante pour exprimer le jeu orchestral au piano. 

Je voulais également éclairer mes transcriptions par des œuvres purement pianistiques de ces mêmes compositeurs : Touches de Bersntein, commande du concours Van Cliburn, ainsi que les Trois Préludes de Gershwin.

Célia Oneto Bensaid

Célia fait swinguer dès le départ son album American Touches. Sur l’Ouverture de Candide la technique est là, les notes s’enchaînent à une vitesse folle. Tous les styles passent dans cette première piste. C’est une sacrée entrée en matière mesdames et messieurs.

Sur la célèbre partition de « An American in Paris » on se perd dans cet insatiable riff qui dure et qui dure…
Ça devient un disque de gammes pentatoniques accompagnées d’une Walking Bass et le tout mixé avec du Gershwin.

Le coté Jazz de la pianiste Célia prend trop le dessus ! Le panaché aurait du être plus subtil.

A en voir les mains de Célia sur la photo on pourrait s’attendre à un brin de douceur mélangé à un jazz moins tapageur, mais Célia à choisi de placer la dynamique haute. Son attaque est trop violente. On a cette impression qu’elle veut remplacer l’orchestre des versions originales, alors elle tape et tape, les accords plaqués deviennent de véritables coups de massue.
Même « Somewhere » ne nous soulage pas.

J’ai beaucoup apprécié la pianiste dans le disque de Camille Pépin, mais là je ne la retrouve pas.

En tout cas nous avons hâte que Célia revienne avec un album de maturité, car elle reste tout de même une grande pianiste.

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Musicalement
Nicolas