Patchwork (Works for Flute and Piano) / Raquele Magalhaes

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  • ARTISTE(S): Raquele Magalhaes et Sanja Bizjak
  • OEUVRE(S): Works for Flute and Piano
  • COMPOSITEUR: Divers
  • DATE DE SORTIE: 10 juin 2016
  • LABEL: © 2016 A Fleur de Notes / Evidence Classics

RÉSUMÉ DE L’ALBUM

Patchwork est une invitation à la découverte des compositeurs Est-Européens du XXème. Les sonates pour flûte et piano de Prokofiev, Enescu, Schulhoff et de Muczynski sont caractérisées par la forte personnalité de ces grands maîtres. Ces musiques vivantes proviennent de rythmes dansants et virtuoses. L’âme de la culture slave s’y exprime, à l’instar des mosaïques de tissus colorés et chaleureux. C’est ainsi qu’apparaissent des univers poétiques, tendres, qui mettent en valeur le timbre unique de ce duo.

CRITIQUE HD

Le jeu de flûte de Raquel Magalhaes est magistrale, on le découvre dès les premières mesures de l’album. Tel un petit oiseau qui se ballade et qui part à la découverte de tant de choses… C’est toujours l’impression que j’ai en écoutant de la flûte.
Les deux interprètes Raquele Magalhaesflûte et Sanja Bizjakpiano, prennent plaisir à jouer ces sonates, on peut très bien l’entendre; c’est très gai je trouve, ça batifole par-ci par-là… Bref c’est un moment agréable à passer en compagnie de nos 2 compères.
La flûte de Raquele sait montrer sa douceur mais sans jamais laisser place à la mélancolie.
C’est vraiment très agréable à écouter; ça chante le printemps.

L’album est donc très enjoué et parfois assez mystérieux je trouve. Alors bien sûr il peut l’être dans le choix des sonates et aussi dans le jeu. C’est un patchwork après tout et c’est original. Et puis quand on s’intéresse à l’histoire de Erwin Schulhoff (enfermé dans les camps) on ressent sa sonate comme un souffle à la vie. Vous vous souvenez quand on a discuté au début de l’article du rapprochement entre la flûte et l’oiseau ? Erwin est mort enfermé et l’oiseau, quant à lui, peut prendre son envol sur les belles portées de Raquele.

Quand on arrive à la fin, on se dit que ces sonates s’accordent très bien entre elles, que le choix a été très judicieux.
Je n’ai pas du tout eu l’impression d’écouter 4 compositeurs, c’est fou.

Et l’oiseau s’en est allé…

Musicalement, Nicolas.